mercredi 23 juillet 2014

Parapente et autostop

Si vous avez une sale gueule et que vous en avez assez de sécher au bord de la route après votre fléchette vent de cul, ce post est fait pour vous ! :-)
L'idée n'est pas nouvelle mais je crois que la mise en œuvre que nous avons adoptée est intéressante.
Il s'agit d'emporter avec soi une pancarte permettant d'attirer l'attention des automobilistes et surtout de se différencier du vagabond de base lors du retour en autostop.

Le besoin:
Il faut à la fois que la pancarte soit suffisamment grande pour être visible de loin mais aussi qu'elle reste compacte et légère pour rester au fond de la sellette tout au long de la saison.

Première étape: Le support
Nous avons donc pensé aux pares-soleil flexibles que l'on trouve au rayon auto de n'importe quelle  grande surface pour moins de 3 euros la paire.
Le pare-soleil. On utilisera plutôt l'autre face qui est noire.

Deuxième étape: Définir le contenu
On a fait au plus simple mais tout est possible. On peut même imaginer une deuxième face pour les situations désespérées genre "Pitié" :-)
Le artwork sous Inkscape. Notez la police de type "Stencil".
Troisième étape: Les travaux pratiques
Il faut imprimer le tout à la bonne dimension et découper le pochoir.
Le pochoir.
Un peu de peinture en bombe en 5 ou 6 couches. Après quelques heures de séchage, voilà le résultat:

Dernière étape: Validation sur le terrain
Ça pèse 37 grammes. Plié ça tient dans la poche et surtout, ça marche !
Il y a même des gens qui ne peuvent pas nous prendre et qui s'arrêtent quand même juste pour causer.

Moi perso, je m'arrête :-)

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Mise à jour de mai 2017

Bientôt 3 années depuis ce dernier post.
Depuis nous avons exploré d'autres pistes que la peinture et nous avons changé les dimensions pour être encore plus visible mais la base reste la même. Sur le terrain son efficacité est telle que je n'imagine plus partir en balade sans mon panneau autostop !
Côté dimensions donc, nous sommes passés de 43x36cm à 65x41cm. ça se voit mieux de loin et ça évite aux voitures de piler au dernier moment. De plus ça protège encore mieux du soleil au bord de la route. J'ai l'air de rigoler mais c'est pourtant vrai ! :-)
Côté marquage on a laissé tomber la peinture parce que trop fastidieux et que ça vieillit assez mal aux pliures répétées du tissus.
Comme l'idée était d'en faire profiter un maximum de membres du club, il nous fallait un procédé plus "industrialisable". Nous sommes donc passé un temps à l'impression UV mais si le rendu initial est très flatteur, la tenue dans le temps souffre également de la répétition des pliures.

Impression UV

Détail sur les plis au bout d'une saison

Même si ce problème de vieillissement est surtout d'ordre esthétique car le panneau reste parfaitement utilisable, il nous fallait autre chose d'autant plus que l'accès à l'imprimante UV restait assez contraignant.
Finalement nous avons opté pour la technique dite "d'appliqué" utilisée en broderie qui consiste à venir coudre sur le support final des pièces de tissus rapportées. Pour le coup, c'est plus artisanal qu'industriel mais une grande partie se fait quand même automatiquement en commande numérique. Ça fait appel à de la broderie grand format et à de la découpe laser, et il se trouve qu'on a accès facilement à ce matériel...
Pour les pièces rapportées on utilise du tissus de parapente réformé dont on dispose en pagaille, ce qui ajoute un côté sympathique et durable dans tous les sens du terme au produit final.
Voici le processus en images:

Etape 1: Fixation par couture

Etape 2: Découpe laser

Echenillage après découpe

Etape 3: Broderie du contour
Dernière étape: Retrait de l'intissé

L'intissé c'est cette sous-couche de tissus blanc facilement déchirable dont le rôle est multiple ici:
Son rôle initial est de stabiliser le tissus à broder mais il nous sert aussi à augmenter le contraste des couleurs car le Skytex est translucide et sur fond noir il perd de son éclat. Et enfin et surtout, il sert à protéger le pare-soleil lors de la découpe laser...

Résultat final avec la signature du club

L'évolution depuis le premier panneau

Au bbq annuel du club: Personne n'a été pris mais il aurait fallu un bus et on était très mal placé :-)


mercredi 26 juin 2013

Séjour Cross du 7 au 14 Juin 2013



Les Migrateurs en Pèlerinage


Les Migrateurs ont beaucoup péché.

Jalousie Avarice Luxure (un peu) Orgueil Goinfrerie et surtout Ivrognerie.

Les échos de leurs turpitudes sont parvenus jusqu'au ciel. Qu'un Migrateur envisage de voler, et les habitants céleste déversent  sur la tête du pécheur des trombes d'eau, de grêle et de neige. (Cf compte rendu précédent). 

Les Migrateurs ont beaucoup à se faire pardonner.

Il n'était que temps qu'un groupe de Migrateurs Pénitents, pieux parmi les pieux, justes parmi les justes (Catherine H, Pierre Sc, Rémi C, Thierry DNG, Christine N, Françoise LRQ, Dr Michel R, Eric LB, Didier D, Stéphane L JV, Jean Baptiste M, Yves M, )  prennent l'initiative d'un pardon solennel et appellent à un pèlerinage  afin de solliciter la clémence des Saints


St Hilaire (du Touvet)

St Jean (Monclar)

St Vincent (les forts)

St André (les Alpes)
Nous avions décidé de  commencer par aller implorer St Hilaire. Le Saint envoya son messager au devant de nous sous la forme d'un pauvre hère que nous prîmes en stop (Clochard aviné serait une description plus exacte du personnage; en tout cas, il en avait l'odeur). 
Le Saint vit cela. Et cela lui plût. Il agréa nos prières.   
Oh, ce n'était rien qu'un pâle rayon de soleil, mais c'était le signe attendu:  la pluie avait cessé et cela permis à certains de faire un concours de finesse et à d'autres un concours de précision d'atterrissage.

Si St Hilaire fut clément et miséricordieux, St Vincent(Patron des vignerons) fut irascible. C'est sous des trombes d'eau qu'il nous accueillît. Mais qu'avons nous fait à St Vincent pour susciter telle ire? Nous l'honorons à chaque repas (avec modération) et chantons ses louanges.
Nous passâmes la journée en prières, nous nous flagellâmes, nous jouâmes au tarot, nous nous mortifiâmes; nous regardâmes TF1 (la météo seulement, faut pas déconner) et nous parlâmes toute la journée au passé simple.
Heureusement S t Jean, ému par notre repentance sincère, intercéda auprès de St Vincent et sût trouver les mots pour calmer son courroux (on suppose que ça s'est passé comme ça).
Résultat: Le soleil, d'abord timide se fraye un passage entre les nuages. Puis il s'enhardit, et soudainement, la nimbe se désagrège, et la voute céleste n'est plus que bleu parsemée de cumulus humilis et aussi de cumulus mediocris.
La convection démarre, et en voiture Simone, c'est parti pour le cross.  On a eu 5 jours de bonnes conditions qui nous ont permis de monter, à partir de St Vincent les forts ou du plateau de St Jean Monclar (arrivée du télésiège) jusqu'au fort de Dormillouse, de cheminer le long des crêtes, certains jusqu'à l'Estrop, de revenir, de transiter jusqu'au Morgon, de revenir, bref de se faire plaisir avec des plafonds à plus de 3000m.

Et puis, il y eut St André. Ce fumier là, je le retiens. Je sais pas ce qu'il a subi pendant son existence terrestre, s'il a été bouffé par les lions ou bien empalé par les Turcs, mais c'est le plus faux derche de tous les Saints. Mine de rien, il nous octroie un beau ciel avec un déco bien alimenté. Très bien alimenté même. Dr Michel R implore Sainte Rita (patronne des causes désespérées) pour le décollage. Et chacun de voler peinard, d'enrouler, de baguenauder sur les crêtes, de transiter vers le Cheval blanc, de revenir.
C'est à l'atterrissage que le Saint sournois a pointé son doigt vers nous et a lancé des éclairs. Yves M (péroné) et Françoise LRQ (vertèbre)  ont été les victimes de la duplicité du Saint. Dr Michel R, sous la protection de Sainte Rita a eu plus de peur que de mal, mais il a eu mal quand même.

Bilan  mitigé pour ce pèlerinage, de bonnes conditions, de beaux vols, mais retour amer pour certains. On a réussi à convaincre 3 Saints sur 4, que les Migrateurs ne sont pas qu'une bande d'ivrognes mécréants, mais qu'il est parmi eux, des gens pieux et qui n'hésitent pas à payer dans leur chair pour pouvoir côtoyer les Anges.
 Ainsi soit il. 

Quelques images pieuses  https://www.dropbox.com/sh/1iepwramieg3q0o/EoKNhY22KC
 

jeudi 6 juin 2013

Stage cross à St Hilaire du 20 au 24 mai 2013. Le CR




 
Nous partimes 9 Migrateurs (Catherine H, Christine N, Franck C, Michel R, Pierre G, Nadir A, Alain RB, Philippe G, Yves M), mais par un prompt renfort de 3 AdS (Guy Buisson, Julien Burnod, Adrien Bras) nous nous vîmes 12 stagiaires en arrivant au port.
Le port, c'est St Hilaire du Touvet, son église, son bar tabac PMU, son gite communal, son école de parapente, son déco nord, son déco  sud, et les 12 stagiaires étaient bien décidés à en découdre avec les thermiques. Le cahier des charge pour le stage est assez simple: Des cross à 3 chiffres; pas moins. Après tout, on a payé.
On était tous gonflé à bloc; on s'était donné rendez vous le vendredi soir précédant le stage. On en voulait; à nous les kilomètres.
Et puis la météo... la pluie
On était quand même gonflé à bloc; on s'est donné rendez vous samedi. On en veut!
...Et puis on s'est donné rendez vous dimanche; Et ce coup ci, c'est la bonne. Tous à St hil!!
Et nous voici tous réunis autour d'un somptueux bœuf bourguignon préparé par Christine qu'on arrose copieusement de Volnay 2005(si je ne m'abuse). Le ventre plein, l'esprit serein, nous montons nous coucher des étoiles plein les yeux en pensant à ce qui nous attend le lendemain.
Et puis le lendemain, la météo... a permis à certains de réchauffer le bourguignon pour le déjeuner, les autres se contentant d'un sandwich. L'après midi, randonnée en montagne pour les plus courageux, pour les autres,  petite balladounette dans un environnement grandiose et sauvage.  Et puis il faut s’atteler à la préparation du dîner, après un apéro où nous faisons honneur à des kirs à la mûre et à la châtaigne. Franck nous régale de sa recette de poulet avec une sauce à  la crème et aux champignons. Bravo Franck. Nous avons accompagné cela d'un prestigieux Pommard 98 (enfin je crois). 
Mardi, Yves arrose sa nouvelle aile avec une bouteille de Jameson 12 ans d'age, un excellent whiskey irlandais. Des kirs pour les petites natures. On enchaine sur une tartiflette copieuse préparée collégialement, accompagnée d'un vin de pays, un Montmellian rouge (cépage Mondeuse).
Mercredi, Julien, le plus sportif, tente de nous entraîner dans une via ferrata (sous la pluie), mais difficile de faire bouger le 3eme âge. On préfère la visite de Chambéry. On passe chez des contacts à Rémi Zabiolle pour acheter 4 caisses d'Apremont (tombées du camion). On en apprend des belles, sur les loups, les vautours, les moutons et les bergers. On rentre. Apéro bien mérité. Au diner, noix de St Jacques au curry accompagnées d'un blanc d'Arbois (cépage Savagnin).
Jeudi. Michel nous prépare son fameux ti-punch pour un apéro enflammé. Chansons gauloises et blagues salaces. Ce qui nous amène au repas.  Au menu : Poulet rôti pommes de terre. simple et de bon aloi. Un petit rouge léger là dessus.
Vendredi il ne pleut plus. Il neige. On rentre

PS. Malgré tout, on a fait un peu de parapente. Des fois sous la pluie, des fois sous la grèle et même une fois sous le soleil, ce jour là, on s'est fait sérieusement tabassé. Bilan : entre 3 et 5 vols par personne pour 5 jours. ( http://www.youtube.com/watch?v=OvzXvIpO1Mw&feature=em-upload_owner ) On garde quand même un bon souvenir de ces quelques jours passés dans une très bonne entente, avec des moniteurs sympathiques et compétents, qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour trouver des solutions à cette météo pourrie. Mais c'était sans espoir. On est maudit.
PS2 : on a tout de même refait le monde autour du Ti-Punch : la nocivité des ondes Wifi (Une rumeur ?), l'écroulement des Twin-Towers par de la dynamite placée avant les attentats et aussi la révision du Théorique du Brevet confirmé.
Il a tellement plu qu'un migrateur a eu l'idée de faire sécher son aile sous le déco delta


lundi 27 mai 2013

Dimanche 26 mai 2013 aux 2 Amants

Le printemps a fait mine de se montrer ce dimanche 26 mai. Pour en profiter, nous sommes partis à 8 piafs migrateurs en direction de la Normandie avec une première escale aux 2 amants. Arrivés à 11h, le vent météo est encore très Ouest mais a promis de se redresser. Charly et Nadir font un premier plouf avant de poursuivre leur route en compagnie de Dom et Eric vers Octeville. Sarah, Robert, Didier et moi restons sur place et attendons l'établissement des conditions en cassant la croûte. ça se met en place un peu avant 13h et nous nous mettons en l'air. Le début du vol est très cyclique et les thermiques sont étroits mais ça s'améliore rapidement. Après un peu de yoyo, on prend 1000 m et on se laisse décaler dans une petite grappe en suivant la Seine. Assez rapidement la grappe s'étiole et on ne se retrouve plus que tous les 3. On longe la Seine en traversant ses méandres jusqu'à Vernon, ensuite craignant l'affaissement du plafond par les TMA 5 et 4 de Paris, on bifurque vers le sud. On se posera finalement en tir groupé à la Heunière après un vol d'un peu moins de 2 heures et 3x33 km à déclarer en vol de groupe de club:
http://parapente.ffvl.fr/cfd/liste/2012/vol/20128663

Tir groupé. Doudou fait des photos à présent !

On mettra presque 3h à revenir en stop et aux dires de ceux qui sont restés sur site, les conditions étaient assez fortes et turbulentes dans l'après-midi. Pris par leurs obligations, Didier et Robert rentrent. Sarah et moi revolons jusqu'à 20h dans des conditions devenant de plus en plus sympathiques.

Pour crosser aux 2 amants un minimum de préparation s'impose tant l'espace est encombré.

 Espaces aériens autour des 2 amants.
 
Tout d'abord, il faut savoir que l'on décolle dans la CTR de Rouen en classe D. Seul un protocole d'accord local nous permet d'y voler encore. Il y a comme consigne d'appeler la tour si on est les premiers sur le site.
Le numéro de la tour : 02 35 80 53 19
S'il y a déjà du monde en l'air, on peut s'assurer que la demande a été faite en consultant le répondeur de l'ATIS au 02 35 80 80 34 pour vérifier que l'activité parapente est bien signalée dans le bulletin.
De plus, dès que l'on se laisse un peu décaler en arrière, très vite on rentre dans la TMA1 d'Evreux dont le plancher est à 450m. Elle est sous contrôle militaire de la base aérienne 105 et est généralement inactive le we mais il faut s'en assurer.
Standard de la base : 02 32 62 11 05 ou directement le controle approche : 02 32 62 11 65


 Notre trace de ce dimanche.


La même avec les espaces sauf celui d'Evreux1 pour plus de lisibilité.

Sur le dernier cliché, on constate bien que le site est en plein dans la CTR de Rouen et qu'on est quoiqu'il en soit, plafonné par les 1980m de la TMA7 de Paris (classe A). Au fond, on voit la descente du plafond par la TMA5 qui sera rapidement suivie de la 4, puis la 3, puis la 2.

Plus d'infos sur le site d'Eur'enciel : http://eurenciel.pagesperso-orange.fr/P322.html
et de Viking Vol Libre : http://vikingvollibre.free.fr/reglementevreux.htm
Pour consulter les cartes aéro, passer par le site fédéral :
http://parapente.ffvl.fr/cfd/preparer-votre-futur-vol
ou directement ici : http://carte.f-aero.fr/

samedi 18 mai 2013

Vols à Lalandelle du samedi 18 mai 2013.


Nous somme trois à partir pour Lalandelle, site de vol au sud de Beauvais. Les prévisions annoncent là-bas du NE à la limite entre 3 et 4 Beaufort. La pluie qui arrive par la sud ne devrait y arriver qu’en fin d’après-midi.
Les prévisions ont vu juste. Une vingtaine de pilotes se retrouve sur le site au cours de la journée.

Après un plouf magistral, je me laisse dériver lors d'un deuxième vol avec Tam dans un beau thermique à +4 m/s pendant quelques minutes et monter à 600 m sol dans la dérive. Je finis à 9 kilomètres plus loin ou l’abandon d’un thermique vigoureux m’a été quelque peu fatal. Un voile épais a commencé à s’installer.
Tam préfère revenir vers le déco pour repartir un peu plus tard et terminer à 5 km après un gain de 600 m.
Comme à son habitude le site délivre des accélérations de vent suivies de périodes bien plus faibles.
Sarah cumulle les heures et les reposes au sommet sous son Artik-3. Elle teste la Hook3-24 qu'elle trouve bien amortie et plutôt rapide pour une voile de cette catégorie. La repose au sommet aux oreilles marche bien malgré une réception moins douce que sans les oreilles.

Partis de Villebon-sur-Yvette à 8h45 nous arrivons sur le site à 10h30. Le vent est faible mais quelques bouffes thermiques permettent déjà de se maintenir en vol quelques minutes.
Le vent météo et et la brise de pente se mettent en place vers 11h00 et ça volait encore quand nous avons quitté le site vers 18h30 avant les premières gouttes.

A noter :
- La repose au sommet sur ce site est réputée plutôt saine.
- En local le gain maxi possible n’est que de 450 mètres au nord de la ligne électrique ( voir les cartes aéronautiques).
- En période de chasse le site est fermé certains dimanches.

Post Scriptum : Certes le message sur le Forum LesPiafsMigrateurs a été mis à point d’heure la veille au soir, mais avec cette météo de printemps 2013 qui change vite, la décision d’aller voler peut se prendre assez tardivement…